Colette Dreyfus-Brisac — Wikipédia

Colette Dreyfus-Brisac
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Colette Dreyfus-Brisac, née le à Taverny (Val-d'Oise) et morte le à Paris 13e[1], est une neuropédiatre, et neurophysiologiste clinicienne, spécialiste de l'électroencéphalographie noéonatale, et résistante française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Colette Brisac appartient à une famille juive de Lorraine. Née en 1916, elle commence des études de médecine à Paris, manifestant rapidement un intérêt pour la neurologie[2]. Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, sa famille devenue une cible potentielle des Nazis et de leurs collaborateurs français se réfugie en zone libre à Toulouse[3] où elle parvient à terminer ses études médicales, soutenant sa thèse en 1942[2], tout en participant à la résistance dans le sud de la France[4]. Elle est de retour à Paris en 1944 après sa Libération. En 1948, elle épouse le biologiste Jean-Claude Dreyfus (1916-1995)[5]. Un an plus tard, elle est reçue à l'internat des hôpitaux de Paris. En 1952, elle rejoint le service d'électroencéphalographie de l'hôpital de la Salpêtrière, dirigé par le professeur Hermann Fischgold.

Carrière scientifique[modifier | modifier le code]

Elle a l'idée d'étudier la maturation de l'EEG chez l'être humain et noue des contacts avec d'autres jeunes médecins également intéressés par les problèmes du développement du nouveau-né et du prématuré. C'est ainsi qu'en 1953, elle rejoint le groupe de la maternité Baudelocque qui va jeter les bases non seulement de la néonatologie, mais aussi de la recherche française en ontogénétique humaine.

C’est Alexandre Minkowski, chef de service à Baudelocque depuis 1947, qui a la clairvoyance de réunir autour d'elle d'autres chercheuses, parmi lesquelles Suzanne Sainte-Anne Dargassies, disciple d'André-Thomas et pionnière de la neurologie néonatale, Jeanne-Claudie Larroche, neuropathologiste et autrice de la première description d'une corrélation entre la leucomalacie periventriculaire du prématuré et la maladie de Little, et Nicole Monod, qui devient sa plus proche collaboratrice et introduit la polysomnographie chez le nouveau-né.

Ce groupe se constitue en unité de recherche à l'Institut national d'hygiène (INH), qui deviendra plus tard l'unité 29 de l'Inserm et déménage en 1967 dans la maternité adjacente de Port-Royal, ce qui lui vaut le surnom d'équipe des « Dames de Port-Royal ». Celle-ci acquiert une renommée mondiale, au point que l'un de ses membres est envoyé dans un laboratoire américain afin d'y enseigner la technique d’enregistrement EEG du prématuré de Port-Royal[4].

Dernières années[modifier | modifier le code]

Colette Dreyfus Brisac meurt en octobre 2006 à Paris. Son inhumation a lieu au cimetière du Montparnasse le 31 octobre 2006[4].

Travaux[modifier | modifier le code]

  • Savoir interpréter un électro-encephalogramme (préf. Frédéric Bremer), Bruxelles, Albert De Visscher, coll. « Savoir interpréter » (no 8), , 3e éd., 182 p. (présentation en ligne), avec Hermann Fishgold

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Nicole Monod, Radvanyi-Bouvet MF et Dominique Samson-Dollfus, « Colette Dreyfus-Brisac (1916-2006) », Neurophysiol Clin/Clin Neurophyiol, vol. 37, no 5,‎ , p. 297-298 (DOI 10.1016/j.neucli.2007.09.012, lire en ligne Accès payant [PDF]). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (es) Roberto Flores-Guevara, « In Memoriam. Colette Dreyfus-Brisac (1915-2006) », Revista de Neurologia, vol. 44, no 11,‎ (DOI 10.33588/rn.4411.2007271, lire en ligne [PDF]). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Relevé des fichiers de l'Insee
  2. a et b Monod et et al. 2007, p. 297.
  3. Alexandre Minkowski, Le Mandarin aux pieds nus, Paris, Éditions du Seuil, coll. « Points Actuels », , 241 p. (ISBN 2-02-004617-2), « 15. Où le mandarin s'explique enfin sur le sens d'un mot quelque peu galvaudé : la recherche », p. 236
  4. a b et c Flores-Guevara 2007.
  5. Axel Kahn, « Jean-Claude Dreyfus (1916-1995) », Médecine/sciences, vol. 11,‎ , p. 929-932 (lire en ligne [PDF])

Liens externes[modifier | modifier le code]