Coup d'État de 2008 en Guinée — Wikipédia

Le 1er lieutenant David Haba (à gauche), devenu en 2009 l’envoyé spécial du gouvernement militaire auprès des dirigeants étrangers.

Le coup d'État de en Guinée est la prise de pouvoir de la junte militaire emmenée par Moussa Dadis Camara, à la suite de la mort du président Lansana Conté.

L'intervention des militaires interrompit le processus constitutionnel qui devait voir Aboubacar Somparé assurer l'intérim. Le capitaine Moussa Dadis Camara, à la tête du Conseil national pour la démocratie et le développement, s'autoproclame président de la République de Guinée.

Ce coup d'État entraîna la suspension du pays au sein de l'Union africaine et prit fin avec l'investiture du premier président de la République élu démocratiquement depuis l'indépendance du pays en 1958, Alpha Condé[1].

Contexte historique et politique[modifier | modifier le code]

Indépendante de la France depuis 1958, la république de Guinée n'a connu en cinquante ans que deux présidents, Ahmed Sékou Touré et Lansana Conté. En 1984, à la mort du premier, l'intérim est assuré pendant quelques jours par Louis Lansana Beavogui, renversé le par un coup d'État militaire dirigé par Diarra Traoré et Lansana Conté. Ce dernier devient président.

Faits[modifier | modifier le code]

Le , le président de l'Assemblée nationale Aboubacar Somparé annonce la mort du président de la République, survenue la veille. Il demande au président de la Cour Suprême, Lamine Sidimé, de constater la vacance du pouvoir afin de pouvoir assurer l'intérim comme le prévoit la constitution.

Réactions[modifier | modifier le code]

En Guinée[modifier | modifier le code]

Réactions internationales[modifier | modifier le code]

Le , l'Union africaine suspend la Guinée de ses activités, suivie mi-janvier par la CEDEAO.

Prolongements[modifier | modifier le code]

Dès sa prise du pouvoir, la junte annonce qu'il s'agit d'une période de transition qui devrait s'achever en 2010 par la tenue d'élections libres. Mi-, Moussa Camara s'engage à organiser des élections libres fin 2009. Ce scénario ne se réalisera pas, le massacre du 28 septembre 2009 plongeant le pays et la communauté internationale dans la consternation. Moussa Dadis Camara est grièvement blessé par son aide de camp en décembre 2009, puis hospitalisé au Maroc avec des séquelles neurologiques. Il a depuis signé une lettre dans laquelle il renonçait au pouvoir et en acceptait la dévolution.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'Union africaine réintègre la Guinée, 09/12/10, www.jeuneafrique.com

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dominique Bangoura, « Le coup d’État de décembre 2008 et la Transition controversée en Guinée », Les Champs de Mars, 2015/3, no 28, p. 18-33, [lire en ligne]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]